Nutrition et activité de la maladie : une étude transversale chez 382 patients atteints de spondyloarthrite - 27/11/21
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Riassunto |
Introduction |
La nutrition peut induire une dysbiose qui augmente la perméabilité de la barrière intestinale. Le passage de certains triggers à travers la barrière pourrait déclencher une réponse immune locale et amplifier l’inflammation systémique. Il existe peu de données sur l’impact de l’alimentation sur l’activité de la spondyloarthrite (SpA). L’objectif de cette étude était d’identifier un ou plusieurs profils nutritionnels associés à l’activité de la maladie.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude de cohorte ayant inclus de février 2018 à février 2020 des patients suivis en CHU et des patients de « l’Association France Spondylarthrite ». Les patients ont rempli un questionnaire alimentaire qualitatif et semi-quantitatif, en consultation ou en ligne. Les données recueillies étaient celles relatives à la SpA (ASDAS, BASDAI, CRP), mais aussi une évaluation de la qualité de vie (AsQol), de la fatigue (FACIT-F), de l’activité physique (IPAQ) et des symptômes digestifs. Pour identifier un profil nutritionnel, un score nutritionnel composite (SNC) a été calculé en soustrayant les indices des nutriments défavorables (sucres raffinés et ultra-transformés) des indices de nutriments favorables (vitamineC, fibres et Oméga3).
Résultats |
Au total, 382 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 52,7 ans (DS 12,5) et il s’agissait de femmes dans 58,4 % des cas. Le score BASDAI était≥4 chez 241 patients (64,4 %) et le score ASDAS était≥2,1 chez 238 patients (73,5 %). En analyse univariée, une augmentation de la consommation de fibres et oméga 3 était associée à une moindre activité de la SpA mesurée par l’ASDAS (OR=0,75 [0,59 ; 0,94], p=0,01 et OR=0,90 [0,82 ; 0,98], p=0,02 respectivement). Alors que la consommation d’aliments ultra-transformés était associée à une augmentation de l’activité de la SpA mesurée par le BASDAI (OR=1,18 [1,01 ; 1,39], p=0,04). En analyse multivariée, une activité élevée définie par ASDAS≥2,1 était associée au sexe féminin (OR=2,29 [1,15 ; 4,57], p=0,019), un IMC plus élevé (OR=1,10 [1,02 ; 1,19], p=0,010), un SNC plus faible (OR 0,92 [0,86 ; 0,99], p=0,026), un score de symptômes digestifs plus élevé (OR=1,09 [1,02 ; 1,17], p=0,009). Lorsque l’activité était définie par le BASDAI≥4, elle était associée à nouveau au sexe féminin (OR=1,99 [1,04 ; 3,80], p=0,038), un faible SNC (OR=0,89 [0,82 ; 0,95], p=0,001), un score de symptômes digestifs élevés (OR=1,11 [1,04 ; 1,19], p=0,003).
Discussion |
Dans cette population de SpA, l’activité de la maladie était associée à un SNC plus faible, c’est-à-dire avec une proportion plus importante de sucres raffinés et ultra-transformés comparativement à la proportion de fibres, Oméga3 et vitamine C. L’activité était également associée au sexe féminin, à l’IMC et aux symptômes digestifs. Une seule étude a été réalisée sur ce sujet avec une absence d’association entre le BASDAI et la composition alimentaire, mais une association par contre avec les douleurs abdominales.
Conclusion |
Il s’agit de la première étude ayant montré une association entre activité de la SpA et une alimentation contenant proportionnellement plus de sucres raffinés et d’aliments ultra-transformés et moins de fibres, Oméga3 et vitamine C.
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Vol 88 - N° S1
P. A49-A50 - Dicembre 2021 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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